La façade d'une maison n'appartient pas à son propriétaire mais à celui qui la regarde.
...ça, c'est un proverbe chinois. Mais il ne précise pas que c'est quand même le proprio qui doit se taper les travaux!
Allez, petit flash-back: la façade en question est celle de l'ancienne étable, transformée en cuisine d'été , fermée par l'ancienne porte d'origine de notre maison précédente. Le maçon l'avait bien mise en valeur en remontant des piliers et des marches avec d'anciennes pierres prélevées sur les murs écroulés.
Avant après:
C'était déjà mieux!
Nous avions le projet de réaliser les joints entre les pierres de cette façade, c'est fait. Sous la houlette d'Alexis, déjà chef de chantier de la chape du rez-de-chaussée, une demi-journée d'huile de coude, de la chaux, du sable de rivière et du pigment ont été nécessaires.
Après avoir comblé tous les joints, il faut gratter...
...et voilà l'travail!
Pour continuer à finaliser ce coin (plutôt malmené depuis le début des travaux de démolition / construction / réhabilitation), on a fait livrer du gravier, posé sur géotextile, afin d'obtenir une surface propre sur laquelle on pourra marcher sans ramener de terre dans la maison.(Alleluia!)
C'est le moment qu'ont choisi Pascal et Marie, from Rambouillet, pour venir passer un week-end de tout repos dans le Gers.
De mieux en mieux! Quelle main d'oeuvre...On leur demanderait bien de rester encore un peu, tiens.
Pascal a quand même posé la pelle de temps en temps, entre autres pour nous faire remarquer qu'on ne voyait jamais la maison de l'extérieur, sur ce blogue. Bon prétexte pour aller se balader d'un côté ou l'autre et réaliser quelques photos de chez nous vu de chez les autres.
Depuis la route de Manu et Valérie...Zoom: le rideau d'acacias permet une présence discrète de cette construction pas vraiment gasconne, sans nous priver de la vue pour autant.
Je vous épargne les commentaires, mais on peut voir que le côté italiano "zé parle avéc les mains"est passé de Maria l'italienne à Pascal le rambolitain.
Depuis le champ du bas...
De l'autre côté, aux quatre routes...On aperçoit bien l'ensemble des constructions, le neuf et l'ancien bien imbriqués. C'est là qu'on voit le travail d'embellissement des vieux bâtiments restant à faire!
Du coup, on continue la balade, à la recherche des orchidées sauvages et autres représentantes de la flore champêtre.
Tiens: orchidée ou pas?
Au retour, ni Zozo ni Tabasco n'ont fait le repas, donc, devinez qui s'y colle...
On va vraiment regretter de les voir repartir...
...d'autant plus qu' ils ne sont pas venus les mains vides! Et voilà le bonus, à l'entrée de la maison:
un magnifique rhododendron, qui ne demande qu'à fleurir comme sur l'étiquette.
Avec la lanterne offerte par Dom et Annie du temps des Arrouberts, et qui a enfin trouvé sa place ici, c'est aussi beau que dans "Silence, ça pousse", et je pèse mes mots.
Et puisqu'on est dans les plantations, un petit encouragement, siouplaît, à ce bébé marronnier que je viens de mettre en pot: c'est un marron germé de mon école, ramassé pour moi par une de mes élèves; regardez comme il est beau!!! Et quand mes arrières-petits-enfants me diront "Mère-grand, allons à l'ombre de cet arbre majestueux, tu pourras nous narrer ta longue vie sous ses branches altières!", je leur conterai d'une voix chevrotante une histoire qui commencera par ces mots: "C'était aux temps immémoriaux où il y avait encore une école au villaaaage..."