rouille, peinture et beau temps
J'ai mis à profit ces quelques jours de vacances pour clore la saga des rambardes. En effet, dans notre hâte de sécuriser le balcon, nous les avions mises en place sans les avoir peintes au préalable.
Dans un premier temps, il a fallu s'occuper de la rouille qui n'avait pas tardé à envahir le métal; c'est incroyable comme, en quelques jours, elle peut oxyder une ferraille pourtant traitée.
Ici, je glisse un aparté: contrairement à ce que semblent penser certains de nos proches, le Sud-Ouest ne bénéficie pas d'un climat subsaharien. Dussé-je en décevoir certains, je casse le mythe: non, le Gers n'est pas le Sahel, oui, il pleut régulièrement! D'ailleurs il suffit de contempler ses paysages verdoyants pour en avoir la preuve...Donc, l'humidité avait fait son oeuvre sur nos garde-fous.
J'ai pris tout ce que j'avais sous la main: brosse métallique, papier de verre, ponceuse...et huile de coude!
Le plus efficace, dans l'histoire, c'est encore le ruban de papier de verre enroulé autour du tube. C'est un travail plutôt salissant, come vous pouvez le constater en observant les gants vinyl qui sont, au départ, blancs et translucides!
Euh... en parlant du Sahel, je dois reconnaître qu'il faisait plutôt chaud, plein sud, le jour où je me suis attelée à ce travail.
Ceci explique la tenue estivale, qui peut paraître incongrue en cette fin octobre.
Si ça peut vous consoler, amis outre-loirins,(?) sachez que le soir le thermomètre est retombé beaucoup plus bas et que j'ai retrouvé pull et pantalon avec plaisir.
La deuxième partie du boulot consiste à protéger les lames du balcon, les poutres, les parois, bref tout ce qui pourrait entrer en contact avec la peinture au moment du barbouillage. C'est long, ça aussi, mais ça vaut le coup: mieux vaut passer du temps à protéger avant, que tenter de réparer les dégâts après, telle est ma philosophie. Je sais, c'est profond, j'assume.
Ceci une fois réglé, il reste le plus rigolo: peindre.
Ayant passé pas mal de temps à approfondir le thème, j'ai pu constater que:
1) il est plus facile de peindre au soleil, on y voit mieux et la peinture est plus fluide
MAIS
2) il faudra passer une deuxième couche,
ALORS QUE
3) justement, si on peint à la fraîche, la peinture "accroche" mieux et le résultat est meilleur.
Suis-claire?
En tout cas, après diverses contorsions destinées à essayer de n'oublier aucun côté des tubes qui composent les rambardes, avec les fers plats qui, eux, présentent des faces très étroites et très chiantes embêtantes à peindre, bref, après 4 jours de chantier, je suis assez contente du résultat:
Il ne reste plus à nos deux ferronniers d'art qu'à terminer la 7ème rambarde (que nous peindrons avant de la monter), et on pourra laisser les enfants gambader sur le balcon sans voir leurs parents friser l'apoplexie. Youpi!