...et les shadoks ponçaient, ponçaient...
Il y a des propositions qui ne se refusent pas: ainsi, celle de Yayo qui nous a offert de venir passer 48 h à La Coumette, à condition qu'on lui prépare une liste de menus travaux. Eh, eh...menus, hein?
Au programme: vendredi matin, arrivée de l'intérimaire qui se voit remettre la liste des réjouissances
.
On commence par une bonne suée sous le soleil matinal, histoire de pousser un peu la tondeuse débroussailleuse pour une promenade dans la jungle de notre pelouse.
Avant qu'il ne démarre l'engin de destruction, je me jette les bras en croix devant , parce que j'ai repéré dans l'herbe un magnifique spécimen de ciboulette sauvage, qui ira fort bien sur les côtes d'agneau prévues à midi. Chlic-chlac, 2 coups de ciseaux et la tonte peut commencer. Adieu, pissenlits et pâquerettes!
L'après-midi, on passe à la partie ponçage: celui des poutres du salon, et celui du plan de travail de la cuisine que je me suis enfin décidée à protéger. Pour ce dernier, je commence à la main avec la cale à poncer, car j'ai un peu peur que la ponceuse soit trop radicale pour ca qu'il y a à faire; mais après avoir transpiré sur la première planche pour un résultat...mmmmouais...on essaie quand même avec l'engin, qui se montre efficace et va beaucoup plus vite tout de même.
Pendant que j'attaque la première couche d'huile dure (et néanmoins bio), Yayo dépoussière les poutres et commence à les enduire d'un mélange d'huile de lin, d'essence de thérébenthine et de cire liquide savamment dosé a bisto de nas, comme on dit ici.
Attention à ne pas tomber de l'échelle!
Cette affaire nous prendra la journée, qui se terminera de façon inattendue par...un golf sur l'herbe fraîchement tondue! Petite remise en jambes pour Kikito (qui a dû dépoussiérer son matériel pour l'occasion...), première leçon pour Zozo et swing ravageur pour Yayo, jamais fatigué!
Quand je vous dis que c'est du dernier chic, à La Coumette, vous me croyez, maintenant?
Le lendemain,samedi, suite des diverses opérations ponçage-vernissage...C'est que ça serait chronophage, cette histoire-là!
Puis Yayo et Kikito, cédant devant mes allusions de plus en plus insistantes sur le fait que-ce-serait-VRAIMENT-bien-de-terminer-le-placard-de-Zozo, se mettent donc à la scie sauteuse et à la visseuse. Je dois signaler que déjà, au cours du précédent séjour de Yayo, ils avaient installé (enfiiin!) les superbes appliques très années 50 qu'on avait trouvées il y a déjà un bon moment, aux couleurs exactes de la chambre tic-tac.
C'est-y pas beau?
Adoncques, pour mettre la touche quasi finale à cette chambre de préado (rable) qui n'a pas besoin d'excuses pour laisser traîner ses fringues partout, il fallait terminer le placard afin qu'elle puisse y ranger soigneusement lesdites fringues. (Oui, je sais, mais on peut toujours rêver.)
Il ne manque plus qu'une porte: en attendant, je déclenche le plan Orsec pour retrouver des voilages utilisés pour la fête de nos 40 ans (ouuuuuuhhh...que c'est loin déjà...), et hop, telle la fée du logis, je vous confectionne-t-y pas un rideau 'achement tendance en 2 temps 3 mouvements? Oui, je sais, on m'appelle la Valérie Damidot du Gers...
Bon, c'est pas tout, ça, mais la ponceuse refroidit. C'est le moment que choisit notre bonne vieille table pour me lancer un regard suppliant qui semble vouloir dire: "ponce-moi, poooonce-moâââââââ". C'est vrai que cela fait des années qu'on le lui a promis, la pauvre vieille...Il fait beau, je me sens encore du courage: allez, hop: les hommes, vous me mettez la table dehors siouplaît!
Yayo, contrat honoré, repart dans les Landes avec sa petite-fille en passagère clandestine (et ronfleuse).
Kikito, toujours prêt, s'en va aider au montage d'un autre placard chez l'ami Toto.
Pis moi, je prends une grande respiration et...au boulot!
(Chuis tellement polyvalente que j'arrive à ma photographier toute seule, vous avez vu?)
Bon, ça, c'était à 15h; une heure après, j'avais perdu 2 kilos d'eau, avalé autant de poussière de bois et troqué mes habits du dimanche contre un vieux short tout pouilleux et un débardeur, que vous ne verrez pas sur ce blog, non mais, on a un standing, tout de même. (Par contre, le coup de soleil, à mon avis, il sera visible un moment.)
Au bout de 3 heures,on en est là:
(je suis à peu près dans la même position que la table). Je déclare forfait pour aujourd'hui.
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne et où mon réveil sonnera, je reprendrai le ponçage. Le soir même, la table aura cessé de me résister.
Non mais!
Quant au plan de travail, il recevra lundi matin sa 3ème couche de protection.
Han, c'est trooop beau, diraient mes élèves. Moi, je me contenterai de sautiller de joie en me disant que désormais et à partir de dorénavant, youpiiii, on va pouvoir manger comme des cochons et renverser tout un tas de choses mouillées qui glisseront sur le bois comme une fiente de mouette bretonne sur les plumes d'un canard gersois. Yeeeah.
Et la table? Réussira-t-elle son relooking? Sera-t-elle transformée en hippie chic, en mobilier Louis XIII ou en cosy anglaise avec des froufrous en liberty partout ? C'est ce que vous saurez en lisant la suite de notre feuilleton, euh....dès que j'aurai une idée et le temps de l'appliquer.
Bisous.