auprès de mon arbre...
Oui mais non.
En fait, lorsqu'on l'a eu débarrassé des amas de tuiles cassées qui s'accumulaient tout autour de son tronc et jusqu'à mi-hauteur, on s'est aperçus que le dit tronc était presque entièrement creux. Je tenais quasiment debout à l'intérieur, et c'est pas pour me vanter, mais je fais un bon mètre soixante sans lever les bras.
Alors on a fait appel à notre spécialiste arboricole, j'ai nommé Cyril,
Après examen,palpation et prélèvements, le docteur nous a annoncé que:
1) Notre chêne n'était pas forcément condamné, contrairement à la rumeur qui annonçait déjà sa chute sur notre maison (mais pas avant la fin de sa construction), suivie de migrations de termites ravis de quitter un arbre moribond pour une maison en bois toute neuve, et autres plaies d'égypte tout aussi plaisantes.
2) Un bon curetage du tronc suivi d'un colmatage hermétique serait efficace, si le système racinaire n'était pas trop endommagé.
3) Un élagage dans les règles de l'art était indispensable avant toute chose, pour rééquilibrer le mastodonte qui avait une fâcheuse tendance à être déséquilibré.
4) Il serait ravi de procéder à cet élégage,pour le plaisir de tenir, lui aussi, un jour, son verre de boisson anisée sous l'ombre citée plus haut.
Voilà pourquoi vous pouvez contempler les photos qui suivent . Quant à moi, j'espère qu'il fera très froid l'hiver 2009, car après les 50 brouettes de bois que je me suis coltinées jusqu'à la réserve, je serai contente de réchauffer mon mal de dos (il devrait toujours être là dans deux ans) devant la cheminée, dès que les bûches seront sèches.
Après cette démonstration de haute voltige, on avait tous les espoirs. Mais le Destiiiiiiin, toujours lui, en avait décidé autrement...
Quelques semaines plus tard, après une visite supplémentaire dans les branches, notre élagueur redescend avec une mauvaise nouvelle. Il a découvert dans le tronc des colonies de capricornes, pas les natifs du signe, non: les grosses bébêtes qui vous dévorent un arbre de l'intérieur et qui font des larves grosses comme ça.


Et voici la maman et le papa : Jolis, non ? Vous saurez tout sur ces charmantes bestioles, si, comme Zoé, toujours avide de savoirs entomologiques, vous allez visiter le site passionnant d’André Lequet
"Mr. cerdo" (ci-dessous à l'extrême gauche), avait décidé de ne point se laisser tirer le portrait, et tant il avait la bougeotte, rien n'y faisait, pas même la fraîcheur matinale censée l'engourdir. L'idée m'est alors venue d'essayer de calmer le jeu, en adjoignant une accorte compagne, au demeurant déjà fécondée à multiples reprises par un autre mâle. Vous avez la suite sous les yeux, et vous conviendrez qu'au pays des cerdo il n'y a pas d'heure pour les braves, et qu'à l'évidence la couche importe peu, l'essentiel étant de pouvoir s'y cramponner !
...."toujours prêts" ! Aïe! Là c'est plus grave et le verdict tombe presque en même temps que l'arbre. Il va choir un jour ou l'autre, ce pauvre vieux, peut-être pas demain, ni après-demain, peut-être dans quelques mois ou quelques années... Mais le risque existe de recevoir une branche sur la tête (et vous avez vu leur taille!!!), voire l'arbre tout entier, un jour de tempête, sur le mobil-home (tout proche) ou plus tard sur la maison.