Evolution

Publié le par sweet riri

100-0611-copie-1.JPG Il y a des siècles (en 2007), lorsque nous commençâmes à poser les premières pierres de notre maison en bois (ben oui, on a commencé par des parpaings, je dis pas que des bêtises), donc à cette époque lointaine où notre famille et nos amis nous regardaient vivre dans un mobil-home, une lueur de pitié dans le regard, nous avions déjà prévu qu'un jour viendrait où tout cela ne serait plus qu'un lointain souvenir.
Or donc, nous savions déjà que l'étable reconstruite à l'aide d'un maçon émérite et d'un garçon qui a du mérite (Kikito lui-même), cette étable, un jour lointain, serait amenée à devenir l'entrée de notre château de rêêêêve et devrait donc communiquer avec ledit château de rêêêêêve.
Donc et par conséquent, nous décidâmes de ne point boucher cette future entrée (qui débouchait alors sur le froid glacial de la steppe gersoise), mais de l'occulter astucieusement, pour ne pas dire intelligemment, par une fenêtre aussi rustique que provisoire.100-0615.JPG
Par la suite, cette pièce devint notre cuisine, lorsque nous eûmes quitté le mobil-home pour un spacieux logement de deux chambres-wc-douche, dans lequel nous redécouvrîmes le plaisir de bâiller en nous étirant des deux bras sans éborgner un membre de la famille, ou de sortir de notre lit sans nous retrouver dans le frigo.P1060418
Entre-temps, la maison de bois avait poussé, et un jour nous pûmes accorder au démolisseur agréé du chantier l'autorisation de tout péter à grands coups de masse, rien que pour épater sa femme qui ne s'est toujours pas remise de ce déferlement  de violence gratuite (on n'allait pas le payer, en plus!).
Certes, cela permit au carreleur de nous montrer les subtilités de son art, puisqu'il carrela donc la salle désormais communicante jusqu'à la limite ainsi définie. Mais cela laissa aussi un vaste accès aux courants d'air malins
, et pour tout vous dire, il y a des fois où on s' est caillés gravement les miches.100_9511.jpg
Des moyens coercitifs furent mis en oeuvre pour isoler la maison de cette chambre froide qu'était devenue l'ex-étable-ex-cuisine-future- buanderie-et-pseudo-entrée. On a vite compris pourquoi les chats et les SDF adorent se coucher sur le carton, en effet il n'y a pas mieux pour arrêter le froid. Mais outre le côté décoratif moyennement satisfaisant, le fait de nous prendre les pieds 20 fois par jour dans le carton devint vite lassant. C'est donc avec une joie certaine que nous reçûmes la porte double commandée pas plus tard qu'il y a pas longtemps chez l'excellente maison Jeldwen, à qui nous devions déjà tous les autres pertuis de la maisonnée.100_5893.jpg
































Nous avons arrêté notre choix sur une porte à double battant, vous savez, comme dans les restaurants, celle que l'on pousse d'un coup d'épaule, trois assiettes en équilibre sur les mains, en gueulant " et une côte bien saignante pour la quinze, uuuune!". De plus, des carreaux de verre dépolis pour laisser passer la lumière mais pas la vue sur le bazar de l'autre côté. Et pour faire vraiment pro, joints anti pince-doigts entre les deux vantaux (ça, ça me rappelle un peu trop l'école mais bon).
Au moment de monter la porte, nous avons compris que ce genre de monolithe, ça pèse une tonne.Trop tard.
100_9539.jpgUn week-end de transpiration et deux rendez-vous de micro-kiné plus tard, nous sommes fiers de vous présenter notre nouvelle porte, qu'elle est tellement belle que même pour tout l'or du monde on voudrait pas en changer, et que même si les premières fois on se prend le vantail en pleine poire parce que le retour est trèèèès rapide, et ben ça fait rien parceque de toutes façons j'en avais marre de ces lunettes et maintenant on n'a plus froid (sauf quand on passe de l'autre côté), et que la nuit c'est crôôôô beau avec la lumière qui passe à travers et voilà.
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100 9558En plus Kikito a fait un petit retour à côté sur lequel on peut poser la radio et le courrier (et aussi le grille-pain et les portables et la monnaie et tout ce qui traîne), et là moi je dis total respect.
Et oui, un jour on va peindre cette porte et ce mur mais on n'a pas encore décidé comment.


Sans doute alertés par les médias, Yayo et Yaya sont arrivés dans la foulée pour tester les coussins des canapés, l'étanchéité de la porte, et nous rendre une petite visite de pré-Noël.
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Pour finir les actualités de la Coumette, je vous avais promis une photo du tableau noir, une fois en service: voici donc en exclusivité la liste de Noyël de Zozo, immédiatement inscrite blanc sur noir afin que nul n'en ignore.
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So' 14/12/2009 16:17


Oooh bah oui, y'a pas à dire, ça rend tout de suite mieux, même si on perd le côté un peu roots du carton.
(tain ils savent conjuguer le conditionnel les tiens waouh)